Il y a quelques semaines, mon opérateur Internet a cru bon d’écraser ma ligne pour me priver d’accès, m’aider à rechercher un emploi et à être contacté. Après un recommandé et 3
semaines sans connexion, celle-ci a été rétablie.
Nouveau record de compétence établi aujourd’hui par mon opérateur de téléphone fixe qui réalise un coup double et l’exploit de me priver à la fois de téléphone et de connexion
Internet.
Même plus de tonalité pour accorder ma guitare : le top. Je ne résiste pas au plaisir de vous raconter l’éminente explication technique qu'une personne m'a donnée à l'accueil
: « il a beaucoup plu ces jours-ci, c’est peut-être ça ». Bien sur, et grâce au vent que vous avez dans la tête, ça va sûrement sécher très vite.
Peut-être devrais-je me résoudre à quitter définitivement cette ville où les ennuis s’accumulent ? Idéalement, je souhaite évidemment quitter le pays. Et dans un monde parfait, je
pourrais même quitter la planète, mais Douglas Adams (*) était un peu en avance, et il semble que ça ne sera définitivement pas possible au cours du délai qui m’est imparti dans cette
dimension.
Tout ça me rappelle une phrase d’un film de Lelouch : « le pire n’est jamais décevant ». C’est ben vrai ça, et je n’ai qu’à attendre patiemment que les choses empirent encore.
(*) Auteur de la célèbre trilogie en 5 volumes du guide galactique.
par demandeur d'emploi
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Débat sur Skynews (le demandeur d’emploi a le temps de regarder des chaînes d’information en continu, en anglais, et sans intérêt) : Est-ce perdre son temps que d’aller à
l’université ? (*)
Excellente question !
Je me rends compte à chaque entretien que ce qu’on me reproche n’est peut-être pas tant mon âge, que l’âge auquel j’ai obtenu un diplôme. Il semble qu’en France, on n’est reconnu comme « diplômé
» que si on l’a été au cours d’un cursus « normal ». Sinon, forcément, c’est suspect, un bac+5 à 35 ans (un peu plus, mais j’arrondis), pensez donc ! Il a redoublé 12 fois ou quoi
?
La valeur des diplômes en formation continue serait-elle moindre ? Ou hors de la compétence et de la capacité d’évaluation de la plupart des recruteurs ?
Soi-disant recruteurs, c’est une spécificité des SSII : la plupart des entretiens se font avec des « commerciaux » qui pour certains, outre qu’il vendent les gens avec moins d’égard qu’un
maquignon ses animaux, vendraient leur âme (qui n’en vaut pas tant) pour quelques euros de plus.
La plupart des lecteurs de cet blog (leur nombre ne laisse aucun doute, je les connais tous) étant eux aussi issus de la formation continue, peut-être partageront-ils mon avis.
Pour les autres, vous pouvez poster des commentaires. Que je publierai, ou pas.
(*) En fait, je n’ai rien écouté du débat, seul le titre m’a interpellé
par demandeur d'emploi
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Programmeur bac+2 ascendant « en SSII parce que je n’ai pas le choix »
Né(e) entre le 1 janvier et le 31 décembre (les personnes nées avant 1980 ne sont pas concernées, puisque déjà au chômage)
Santé : Vos yeux sont ruinés par les heures passées devant votre écran, votre teint livide, votre avenir (que vous pouvez encore apercevoir, au loin, en vous retournant) anéanti
par l’excès de caféine et/ou de nicotine. De plus, vous faites trop de java.
Travail : n’espérez aucune évolution autre que le chômage pour les 3 à 4 décennies qu’il vous reste à passer dans ce bas monde
Amour : votre conjoint s’est envolé avec vos rêves de carrière et vit maintenant avec le commercial bien habillé et plein aux as qui vous manage.
(*) Informaticien Racontant Maladivement des Affabulations.
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Les paroles de Touiavii chef de la tribu de Tiavéa dans les îles Samoa, recueillies par Erich Scheurmann, texte traduit de l’allemand à partir de l’édition originale de 1920 par
Dominique Roudière
« Papalagui » désigne en samoan le Blanc, l’étranger, littéralement le pourfendeur du ciel. Le premier missionnaire blanc qui débarqua à Samoa arriva sur un voilier. Les
aborigènes prirent de loin les voiles blanches pour un trou dans le ciel, à travers lequel le blanc venait à eux. Il traversait le ciel.
L’œil avisé de Touiavii a observé les travers de l’homme « moderne », et bien que ses propos aient été recueillis au début du 20ième siècle, beaucoup sont toujours
d’actualité.
En particulier les chapitres « le Papalagui devient pauvre à cause du grand nombre de choses », « le Papalagui n’a pas le temps », ou « la maladie de
penser sans cesse ».
Un regard sur notre société toujours d’actualité : « et régulièrement il remet à demain ce qu’il a le temps de faire aujourd’hui », « il fait beaucoup de choses
qui n’ont pas de sens et le rendent malade, pourtant il les estime et se chante de belles chansons dessus », « le Papalagui a inventé un objet qui compte le temps ; depuis, il
court sans cesse derrière ».
Bonne lecture.
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« J’adore le travail. Je resterais des heures à le contempler. Accumuler du travail est devenu chez moi presque une passion. Mon bureau en est rempli à tel point qu’il n’y a pas
de place pour en mettre d’avantage…Et j’en prends soin. Une partie de celui que j’ai chez moi est en ma possession depuis des années, et il n’y a pas, dessus, la moindre tache de
doigt ».
Jerome K. Jerome.
A défaut de travail, j’accumule les candidatures.
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15 août, pas d’article.
Comment ça ? Rien ? Presque rien, en fait.
Le chômage a la particularité de transformer le plus volontaire et entreprenant des salariés (ce que je n’ai d’ailleurs jamais été) en un velléitaire adepte forcené de la
procrastination.
Vivement lundi, un entretien m’attend, j’espère qu’il sera suffisamment décevant pour donner lieu à un article.
par demandeur d'emploi
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Enfin un entretien après quelques semaines de calme.
Encore (qui en doutait ?) une société de sévices, pardon : de services.
Je suis reçu par un jeune manager, qui a du entrer en maternelle quand je passais mon bac (je ne suis pas anti-jeunes, juste misanthrope). Après la présentation d’usage de mon CV
et les habituelles questions sur mon parcours, présentation de l’entreprise. Discours passe-partout bien rodé, ça fleure bon le par coeur.
Mais je reste un peu sur ma faim, puisque cet éminent « manager de l’entité systèmes d’informations » n’a jamais entendu parler de TMA (Tierce Maintenance Applicative, ça
ne vous dit vraiment rien ?). Un peu comme si un pâtissier n’avait jamais entendu parler de viennoiseries. J’évite donc tout propos technique dans mes réponses. Difficile alors de mettre en
valeur mon parcours : forcément technique.
C’est inquiétant pour la suite : si on peut manager 80 informaticiens sans rien savoir de leur travail... Et aussi rassurant : mon CV peut passer entre les
écueils.
D’autres entretiens sont prévus, sûrement avec un égyptologue, un juriste et un ferronnier d’art.
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Les journées sont longues pour le demandeur d’emploi durant l’été : les annonces se font rares.
Il faut donc trouver des occupations à un cerveau mis à mal par des mois d’inactivité.
France 3 est là : tous les jours de la semaine, un épisode de Derrick vient à point en fin de repas pour démarrer la sieste. Tout dans cette série rappelle le
quotidien de la recherche d'emploi : dialogues insipides, jeu caricatural, intrigues à 2 balles.
Il se pourrait même que ce soit un bon entraînement pour les entretiens d’embauche : un interlocuteur qui vous pose des questions aux réponses évidentes mais qui ne lui
conviennent jamais, arrive à des conclusions hâtives basées sur des indices foireux sortis de son cerveau perclus de mauvaises habitudes et une fin en queue de poisson.
Autre avantage : ça me prépare avec un peu d’avance à l’hospice dans lequel les enfants que je n’ai pas ne manqueront pas de m’envoyer (dans l’hypothèse où j’atteindrais l’âge
de la retraite, peu probable d’après l’INSEE, voir l’article du 9 août).
par demandeur d'emploi
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La nouvelle est tombée hier matin, lorsque après avoir émergé du sommeil de l’injuste, j’ai consulté les statistiques de consultation de mon blog.
Il m’a fallu vérifier par 2 fois l’information pour me convaincre de la réalité du chiffre : mon nombre de lecteur a explosé.
J’ai en effet franchi, tenez-vous bien, asseyez-vous, respirez profondément, la barre des 10 lecteurs pour la journée d’hier, et plus de 100 pages vues. Mon BlogRank est désormais
de 7 (bon d’accord, 7 sur 100, c’est un début).
Je dois dorénavant convaincre l’impitoyable et incrédule monde des SSII et autres guignols que leur cauchemar a déjà commencé : eux qui les aiment tant, je m’en vais leur
tailler des costards sur mesure et en nombre.
Restons calmes, il me reste encore 100 000 (99990 pour être précis) personnes à convaincre avant d’atteindre un seuil de rentabilité m’évitant à tout jamais de chercher un
travail.
Au rythme de progression actuel, 10 lecteurs par mois, plus de 800 (833,25 en fait) années me seront nécessaires. Ce qui m’amènera presque à la retraite, étant donnée la vitesse à
laquelle l’âge en est régulièrement repoussé ces derniers temps.
Rendez-vous en 2807 !
par demandeur d'emploi
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