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  • : 20 ans d'expérience en informatique de gestion, puis un diplôme d'ingénieur, au chômage depuis janvier 2007. Inemployable pour une SSII, irrécupérable pour les autres : trop cher, trop vieux, à la fois trop compétent et pas assez.

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Lundi 12 novembre 2007
Ma voiture ayant plus de 9 ans et près de 202 000 km, diverses pannes présentes ou à venir représentant plus que sa valeur argus, j’ai du m’en séparer à grand regret.

Ce chef d’oeuvre automobile de la fin du 20ième siècle était doté d’un excellent 2 litres essence 16 s de 135 cv à 6250 tr/mn avec un couple maxi à 4250 tr/mn, de 4 vitres électriques, de la climatisation, d’airbags, d’un détecteur de pluie, d’un autoradio à cassettes avec commande au volant, de jantes en alliage, d’un cendrier plein, d’un pare-soleil « Bugs Bunny », d’un volant réglable, d’une consommation moyenne de 8 à 9 litres de super sans plomb 95, et surtout, d’une boîte de vitesses automatique intelligente à 4 rapports parfaitement étagés.

Boîte automatique dont je ne comprendrais jamais qu’elle représente un tel objet de mépris et d’aversion de la part des conducteurs français, ce que j’ai encore vérifié récemment quand on a répondu à l’éloge que j’en faisais : « n’importe quoi, c’est nul, c’est trop bien de passer les vitesses ».

Effectivement, se ruiner les articulations à force d’utiliser un embrayage dans les bouchons des grandes villes et leurs banlieues est certainement une activité dont mon cerveau fatigué ne cerne pas comment elle permet d’accéder au bonheur automobile parfait.

Finalement, j’ai du faire comme tout le monde, maintenant, j’ai un diesel à boîte manuelle.
par demandeur d'emploi publié dans : humeur
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Dimanche 11 novembre 2007
Voici ce qu'on a pu lire le 8 de ce mois :

« Le ministre a aussi présenté une liste, arrêtée la veille, de 30 métiers [..], des métiers qualifiés ( informaticien, [...]) qui connaissent une pénurie de candidats »

On pourra, au choix, pleurer ou se tordre de rire, ça n'y changera rien.

Les 40 000 informaticiens au chômage qu'on ne veut plus employer pour des raisons diverses et variées sont ravis d'apprendre qu'ils ont retrouvé si vite un travail qu'on manque de bras. J'en ai d'ailleurs parlé pas plus tard qu'il y a 2 minutes avec une voisine de palier, qui dirige une agence d'intérim, et qui m'a expliqué qu'en ce moment, il y a surtout une pénurie de missions, mais que côté CV, ça va, on a du stock.

Je voudrais donc connaître le cursus des experts qui ont décrété qu'on manque d'informaticiens.

En fait, j'ai déjà expliqué ici de nombreuses fois d'où vient la pénurie : un manque chronique de jeunes de moins de 25 ans, ingénieurs ayant suivi un troisième cycle, maîtrisant toutes les technologies, ayant la capacité de s'exprimer couramment en 5 langues, et dont les 15 années d'expérience à l'international n'impliquent qu'une rémunération de stagiaire sur un poste de débutant.

De modestes entrepreneurs, dirigeants de SSII de plus de 10 000 personnes, l'ont donc expliqué à nos dirigeants, qui ont immédiatement compris l'urgence de la situation et la nécessité de leur fournir rapidement une main d'œuvre disponible, plutôt que de recruter des croulants, de parfois plus de 40 ans, incapables de se mettre à la page.

N'y aurait-il pas plutôt une pénurie de compétence à un certain niveau de l'état ?
par demandeur d'emploi publié dans : humeur
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Vendredi 9 novembre 2007
J’ai déjà parlé ici de mon affection pour les spams (et les navets, plus au cinéma que dans une soupe de légumes). J’en ai à nouveau reçu un, qui circule depuis longtemps, et qui promet des diplômes « vérifiables » en 4 à 6 semaines.

Le diplôme est obtenu sous réserve d’avoir l’expérience professionnelle suffisante, et peut être licence, master, ou doctorat, dans n'importe quel domaine.

C’est bien entendu payant, présenté comme la garantie d’une brillante carrière, et même comme « passeport pour le succès », le tout en mauvais anglais, comme tout spam qui se respecte et espère ratisser large.

Si un diplôme, quand bien même il est authentique, obtenu sur le tard, était la garantie d’un emploi, je le saurais, et ne passerais pas mon temps libre à rédiger ce que vous lisez : je serais en ce moment, grâce à mon passeport, en train de surfer sur la vague du succès (en faisant un bras d’honneur aux recruteurs, mais ne rêvons pas trop, je ne sais même pas surfer).

Les seuls diplômes qui comptent sont ceux obtenus au cours d’un cursus « normal », et de toutes façons, ne représentent plus rien au-delà de 30 ans, puisqu’on est alors bien trop vieux pour être embauché.

Mais ça fera quand même joli sur la cheminée, que je n’ai pas, un « authentique » doctorat en recherche assidue d’emploi.

Je passe ma commande dès demain
par demandeur d'emploi publié dans : humeur communauté : Les mots dans tous leurs états
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Jeudi 8 novembre 2007
Comme le dit Descartes au début du « discours de la méthode », le bon sens est la chose la mieux partagée. Le corollaire de cette affirmation est que la connerie est assez bien partagée aussi.

Evidemment, le con, c’est toujours l’autre, puisque on ne juge qu’avec ses propres conceptions et capacités, et qu’on se trouve toujours suffisamment intelligent, ouvert et cultivé.

Revenons à mes voisins. S’ils sont cons, c’est qu’ils sont bruyants (appréciez la bonne foi de ce raccourci) : l’absence totale chez eux du moindre soupçon d’empathie, de l’idée saugrenue que puissent exister des êtres pensants et doués du sens de l’audition appelés « voisins » qui puissent pâtir de leur comportement ne laisse aucun doute à ce sujet.

Non qu’ils écoutent à tue-tête de la musique qui m’indispose, c’est plutôt du côté de leurs curieuses habitudes de vie qu’il faut chercher.

Ils passent leur journée, de 7h (parfois plus tôt), à minuit (souvent plus tard), à déplacer leurs meubles et frapper joyeusement les murs, sols et plafonds de leurs logements, ou peut-être jouent-ils au bowling, au curling, ou pratiquent-ils la lutte en équipe de 25 ou le saut à ski : je n’en sais rien et je m’en fous.

Il en résulte un bruit de fond quasi-constant, rappelant des passages de train, de poids lourds ou des bombardements, et l’impossibilité de s’endormir à des heures normales, à moins d’apprécier d’être bercé par un tohu-bohu  digne d’un troupeau de buffles lancés au grand galop.

Les plus cons, puisqu’il faut bien établir une hiérarchie, arpentent régulièrement, et toujours après 23 heures, l’escalier extérieur, à grands coups de talons vraisemblablement ferrés, faisant ainsi profiter tout l’immeuble de leur démarche de pachyderme et de leurs horaires décalés.

Il y a quelques temps, vers 1h du matin, à bout de patience, j’ai hurlé quelques insanités, ce qui a eu pour effet de rendre la montée des dernières marches presque silencieuse, comme quoi, quand ils veulent, ils peuvent : même le con peut apprendre. (J’ai appris depuis qu’il n’a par contre aucune mémoire)

Pour ce type de problème, le législateur français a, comme toujours, tout prévu, grâce à un arsenal aussi pléthorique qu’inapplicable dans ces circonstances.

Il me reste donc à prier pour décrocher le graal du demandeur d’emploi, un contrat suffisamment long, afin de pourvoir au plus tôt m’échapper de cet asile.

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Mercredi 7 novembre 2007
Selon un récent sondage (1) effectué auprès de 121 DRH, ils ont le blues : tu m’étonnes.

49% d’entre eux estiment essentiel d’attirer et retenir les meilleurs. On en déduit donc que 51% d’entre eux s’en foutent éperdument, et n’ont d’autre objectif que d’attirer ou retenir le tout-venant.

Je suppose que leur définition du meilleur est : le moins cher, le plus docile, le plus jeune et le plus diplômé possible. Sinon, qu’ils m’expliquent pourquoi ils ne répondent même pas à des candidatures dès qu’on a plus de 30 ou 35 ans, alors qu’ils ont eux-mêmes sollicité ces mêmes personnes en demandant CV, lettre, et disponibilité, via des mails aussi stéréotypés que racoleurs (et accessoirement envoyés par des automates).

44% des recruteurs citent la gestion des compétences comme prioritaire, mais certainement pas les leurs, dont pour certains il me semble que leur existence même est aussi tangible que celle du dahu, et qu’il leur serait bénéfique d’envisager une remise à niveau.

L’accompagnement des réorganisations est aussi un de leurs centres d’intérêt, peut-être devraient-ils donc penser que des gens expérimentés, ayant déjà connu diverses organisations, peuvent leur être d’une aide précieuse.

Mais pour tout ça, il faudrait qu’ils s’abaissent à accepter d’employer des croulants de presque 40 ans, qui ont connu, honte suprême, des périodes de chômage, et revendiquent, ce qui est à mon avis bien normal, une juste rémunération.


(1) quelque part sur www.cadremploi.fr
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Mardi 6 novembre 2007

« Homme de bas calculs, l’informaticien ne comprendra jamais qu’il faut plus de bons sens pour se passer d’un ordinateur que pour l’utiliser »
Georges Elgozy


« Il faut se méfier des ingénieurs, ça commence par la machine à coudre, et ça finit par la bombe atomique »
Marcel Pagnol

Si j'avais su...


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Lundi 5 novembre 2007
Voici le courrier que j’ai envoyé à mon provider, (je ne donne pas son nom par charité et peur du procès) depuis il a réagi et tout fonctionne (il m’a même appelé en s’excusant, j’aurais du enregistrer l’appel, c’est sûrement un cas unique) :

« Je suis abonné Kafka ADSL depuis Août 2005, vous avez effectué un dégroupage partiel de ma ligne le xx/xx/2007, dégroupage que je n’ai pas demandé. Depuis cette date, je n’ai, bien entendu, plus aucune connexion.

Inutile de poser vos habituelles et inutiles questions : j’ai testé avec 3 modems ADSL différents et plusieurs filtres (qui fonctionnaient tous avant le dégroupage).

De plus, votre mail du xx xx 2007 indique que j’ai une « Ubu box Version qui fait tout », alors que vous m’avez envoyé un « Ubu modem de base », sans d’ailleurs que je ne demande quoi que ce soit.

Le problème ne vient pas de chez moi, vous prétendez avoir envoyé un technicien qui aurait « vérifié » ma ligne. Hors, rien ne fonctionne malgré ses dires.
Reportez vous aux caractéristiques de ma ligne qui indiquent clairement qu’il n’y a aucun débit (à moins que tous ces zéros indiquent un parfait fonctionnement ?).

Votre hotline, en plus d’être hors de prix, est totalement injoignable.
Il me reste, quand il marche, l’accès 56k, ce qui est une piètre consolation quand on est abonné de longue date à un tarif exorbitant.

Si vous comptez rétablir un jour ma connexion, merci de m’en informer, par mail, vous économiserez ainsi du papier et un timbre, ce qui vous permettra d’investir dans la qualité de service. Pensez, pour changer, à utiliser un mail auquel on puisse répondre.

Dans le cas, peu probable, ou vous auriez lu jusqu’ici, je résilierai le mois prochain si rien n’est fait d’ici là, et prendrai un abonnement ADSL auprès d’un autre opérateur, joignable, et dont les prix sont équivalents aux vôtres. »

A envoyer en recommandé avec accusé de réception.
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Vendredi 2 novembre 2007
Etant à la recherche d’un nouveau véhicule, j’ai cru bon de consulter quelques avis éclairés sur Internet, voici l’un des meilleurs :

« salut à tous , je poséde acutuélement une clio de 2002 , c'est une éxelente voiture je la conseil à tout le monde , l'interieur est trés confortable , se qui m'a plu c'est le chauffage éléctrique , on à juste à réglé la temparature que l' on veux et la vitesse du ventilot , en plus de ça il est trés bien situé , quand on à la main sur le levier de vitesse on peu y axsédé facilement sen perdre la route des yeux , quand au poste radio il est de trés bonne calité et le son et trés bien répartie ( j'écoute que du métal et je n'ai aucun souci avec les enseintes ) , le moteur un vrai régale , c'est vraiment une petite bombe , surtout quand on joue avec les raport ,et d'aprés se que j'ai pu voir sur le site c'est l'un des plus puissant de ça cadédorie , croyé moi conduire cette voiture c'est un plaisir , les seule points noir que j'ai trouvé à se jour se son les supensions , je l'ai trouve un peu moue pars à pord au moteur , la consomation en ville , mais bon il y à quand meme 98 cv ça se comprent et aussi le rideau du toi touvrant , quand il est ouvert il à tendence à claqué sur son rail ça devient vite agassent , sinom rien à dire c'est une trés bonne voiture ,voila voila aller salut et bonne route à tous ... »

Je pense qu’avec un « toi ouvrant », elle va se retrouver « enseinte ».

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Mercredi 31 octobre 2007
Une ancienne habitude des petites SSII consistait à rajouter au salaire brut des « compléments de rémunération » divers et variés.

Des SSII de taille nationale se mettent aujourd’hui au diapason.

Pas plus tard qu’il y a quelques jours, au cours d’un entretien (que j’ai voulu téléphonique pour m’éviter 2 heures dans les bouchons et une chemise au pressing), on m’a présenté ce que serait ma rémunération dans le cas d’une fructueuse, mais surtout future et hypothétique, collaboration.

En plus de mon salaire, viendra se greffer une « indemnité journalière forfaitaire », qui ne donne lieu pour l’employeur à aucun paiement de charge, et pour le salarié à du salaire net non imposable, sous réserve de ne pas déclarer de frais réels.

Cette indemnité est multipliée par les 220 jours de travail d’une année et ajoutée au salaire brut.

On a donc maintenant un salaire illisible, composé de brut et de net non imposable, mais ce n’est pas encore fini.

Il m’a aussi été promis que le PEE (plan épargne entreprise) serait annuellement garni, grâce à la participation, l’intéressement et l’abondement, d’au moins l’équivalent d’un mois de salaire brut.

Et on ajoute le tout.

On obtient un chiffre évidemment bien plus flatteur que le brut de départ (20% de plus au minimum), mais surtout un chiffre qui ne veut plus rien dire, amalgame curieux de salaire brut, salaire net, et bénéfices futurs (et incertains) de l’entreprise.

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Lundi 29 octobre 2007
Je ne sais pas d’où vient cette habitude des SSII, sociétés d’intérim, cabinets de recrutement, marchands de viande et assimilés, qui consiste à ne surtout pas lire les CV sur les sites de recrutement.

Aujourd’hui encore (je sais bien que je me répète, mais ce sont eux qui ont commencé…), j’ai reçu une offre pour un poste de développeur, avec une nouveauté, cette fois, c’est un poste « mainframe » ou « nouvelles technologies », ce qui est totalement contradictoire et d’autant plus crédible...

Le développement, c’est ce qu’on fait quand on est débutant, ou plus tard, quand on est au bord du gouffre financier à force de périodes de chômage, ou encore quand on n’a pas le minimum de capacité d’abstraction nécessaire pour occuper une autre fonction.

Quoi qu’en pensent les mauvaises langues, mon banquier et les recruteurs, je n’appartiens pas (pas encore, en fait) à ces catégories.

Il serait donc bienvenu de la part de ces sociétés de ne plus remplir ma boîte mail de leurs offres inacceptables, et reçues en 10 exemplaires parce qu’ils sont tous sur les mêmes opportunités.

Mais revenons à mon propos, je crois savoir d’où vient cette mauvaise habitude : certainement d’un excès de compétence en ressources humaines qui rend impossible la lecture d’un CV, la compréhension de son contenu, la prise en compte du fait que derrière ce CV se cache un être humain qui a peut-être d’autres aspirations que de travailler au SMIC informatique sur des postes sans intérêt jusqu’à une préretraite forcée.

De toutes façons, je suis sur une mission d’intérim qui me rend inaccessible à ces propositions.
par demandeur d'emploi publié dans : humeur communauté : Au fil des mots
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