Et c'est tous les jours comme ça

Publié le par demandeur d'emploi

Reçu aujourd’hui :

« Bonjour,
Je me permets de vous contacter suite la lecture de votre CV sur le site Monster. Je suis à la recherche d’un développeur mainframe (cobol, db2, cics, mvs). Nous avons plusieurs postes de disponibles, selon votre mobilité…
Pourriez-vous, SVP, me faire parvenir un CV en format Word en précisant bien votre disponibilité, votre mobilité et vos prétentions salariales.
En vous remerciant par avance de bien vouloir prendre ma demande en considération, et de me tenir informée quand à votre situation actuelle.
Cordialement »

Ce que j’aimerais pouvoir répondre :

Salut machin,

Au lieu de passer votre temps à vous plaindre de la « pénurie » de candidats, vous pourriez commencer par leur témoigner un semblant de respect en lisant leurs CV.

Si vous l’aviez fait, il vous aurait sauté aux yeux que je n’ai pas utilisé depuis plus de 6 ans les technologies que vous citez, et que ma reprise d’études à 35 ans n’avait vraisemblablement pas pour but de me renvoyer à la case départ sur un poste de débutant.

Mes prétentions salariales sont très certainement au-delà de ce que vos marges gargantuesques et votre irrespect peuvent me laisser espérer.

Votre demande, non seulement je ne la prends pas en considération, mais je peux vous assurer qu’elle fera un beau voyage vers la station d'épuration, seul endroit où elle mérite d’aller.

Si d’aventure un embryon de compétence ou de conscience professionnelle germait en vous, vous pourriez alors me contacter pour me proposer des postes en rapport avec mon expérience.

Veuillez agréer l’expression de mon profond dégoût face à vos pratiques d’un autre âge, cette époque bénie par vous mais révolue, à laquelle on pensait que traiter les gens comme des marchandises devant obéissance à leur bienfaiteur allait de soi.


Ce que je vais répondre :

Cher bienfaiteur,

C’est avec un plaisir non dissimulé que j’ai lu votre mail auquel je réponds avec célérité, en joignant mon CV au format word.

Cette fantastique opportunité me permettra en effet de retrouver les délices de la programmation Cobol, langage éminemment sympathique et promesse d’une carrière brillante.

Mes prétentions salariales sont au niveau du SMIC en vigueur, et je suis prêt à effectuer des heures supplémentaires sans complément de salaire.

Ma mobilité est totale en métropole comme outre-mer, sans aucun frais de déplacement.

Merci encore d’avoir remarqué mon CV sur monster.

Bien servilement,
Votre futur employé.

Reçu aujourd’hui :

« Bonjour,
Je me permets de vous contacter suite la lecture de votre CV sur le site Monster. Je suis à la recherche d’un développeur mainframe (cobol, db2, cics, mvs). Nous avons plusieurs postes de disponibles, selon votre mobilité…
Pourriez-vous, SVP, me faire parvenir un CV en format Word en précisant bien votre disponibilité, votre mobilité et vos prétentions salariales.
En vous remerciant par avance de bien vouloir prendre ma demande en considération, et de me tenir informée quand à votre situation actuelle.
Cordialement »

Ce que j’aimerais pouvoir répondre :

Salut machin,

Au lieu de passer votre temps à vous plaindre de la « pénurie » de candidats, vous pourriez commencer par leur témoigner un semblant de respect en lisant leurs CV.

Si vous l’aviez fait, il vous aurait sauté aux yeux que je n’ai pas utilisé depuis plus de 6 ans les technologies que vous citez, et que ma reprise d’études à 35 ans n’avait vraisemblablement pas pour but de me renvoyer à la case départ sur un poste de débutant.

Mes prétentions salariales sont très certainement au-delà de ce que vos marges gargantuesques et votre irrespect peuvent me laisser espérer.

Votre demande, non seulement je ne la prends pas en considération mais je peux vous assurer qu’elle fera un beau voyage après que j’ai tiré la chasse, dans le seul endroit ou elle mérite d’aller.

Si d’aventure un embryon de compétence ou de conscience professionnelle germait en vous, vous pourriez alors me contacter pour me proposer des postes en rapport avec mon expérience.

Veuillez agréer l’expression de mon profond dégoût face à vos pratiques d’un autre âge, cette époque bénie par vous mais révolue ou on pensait que traiter les gens comme des marchandises devant obéissance à leur bienfaiteur allait de soi.


Voilà ce que je vais répondre :

C’est avec un plaisir non dissimulé que j’ai lu votre mail auquel je réponds avec célérité, en joignant mon CV au format word.

Cette fantastique opportunité me permettra en effet de retrouver les délices de la programmation Cobol, langage éminemment sympathique et promesse d’une carrière brillante.

Mes prétentions salariales sont au niveau du SMIC en vigueur, et je suis prêt à effectuer des heures supplémentaires sans complément de salaire.

Ma mobilité est totale en métropole comme outre-mer, sans que cela nécessite de frais de déplacement.

Merci encore d’avoir remarqué mon CV sur monster.

Bien servilement,
Votre futur employé.
Publicité

Publié dans humeur

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
C
Je dois avouer que j'ai bien rigolé en lisant vos lettres. Le contraste est saisissant et ne montre comment les mots sont souvent vides de sens : en effet, je ne pense pas que vous soyez seul dans ce cas...
Répondre