Pipeauter plus pour gagner plus

Publié le par demandeur d'emploi

Une ancienne habitude des petites SSII consistait à rajouter au salaire brut des « compléments de rémunération » divers et variés.

Des SSII de taille nationale se mettent aujourd’hui au diapason.

Pas plus tard qu’il y a quelques jours, au cours d’un entretien (que j’ai voulu téléphonique pour m’éviter 2 heures dans les bouchons et une chemise au pressing), on m’a présenté ce que serait ma rémunération dans le cas d’une fructueuse, mais surtout future et hypothétique, collaboration.

En plus de mon salaire, viendra se greffer une « indemnité journalière forfaitaire », qui ne donne lieu pour l’employeur à aucun paiement de charge, et pour le salarié à du salaire net non imposable, sous réserve de ne pas déclarer de frais réels.

Cette indemnité est multipliée par les 220 jours de travail d’une année et ajoutée au salaire brut.

On a donc maintenant un salaire illisible, composé de brut et de net non imposable, mais ce n’est pas encore fini.

Il m’a aussi été promis que le PEE (plan épargne entreprise) serait annuellement garni, grâce à la participation, l’intéressement et l’abondement, d’au moins l’équivalent d’un mois de salaire brut.

Et on ajoute le tout.

On obtient un chiffre évidemment bien plus flatteur que le brut de départ (20% de plus au minimum), mais surtout un chiffre qui ne veut plus rien dire, amalgame curieux de salaire brut, salaire net, et bénéfices futurs (et incertains) de l’entreprise.

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