Mes voisins et les décibels
Comme le dit Descartes au début du « discours de la méthode », le bon sens est la chose la mieux partagée. Le corollaire de cette affirmation est que la connerie est assez bien partagée aussi.
Evidemment, le con, c’est toujours l’autre, puisque on ne juge qu’avec ses propres conceptions et capacités, et qu’on se trouve toujours suffisamment intelligent, ouvert et cultivé.
Revenons à mes voisins. S’ils sont cons, c’est qu’ils sont bruyants (appréciez la bonne foi de ce raccourci) : l’absence totale chez eux du moindre soupçon d’empathie, de l’idée saugrenue que puissent exister des êtres pensants et doués du sens de l’audition appelés « voisins » qui puissent pâtir de leur comportement ne laisse aucun doute à ce sujet.
Non qu’ils écoutent à tue-tête de la musique qui m’indispose, c’est plutôt du côté de leurs curieuses habitudes de vie qu’il faut chercher.
Ils passent leur journée, de 7h (parfois plus tôt), à minuit (souvent plus tard), à déplacer leurs meubles et frapper joyeusement les murs, sols et plafonds de leurs logements, ou peut-être jouent-ils au bowling, au curling, ou pratiquent-ils la lutte en équipe de 25 ou le saut à ski : je n’en sais rien et je m’en fous.
Il en résulte un bruit de fond quasi-constant, rappelant des passages de train, de poids lourds ou des bombardements, et l’impossibilité de s’endormir à des heures normales, à moins d’apprécier d’être bercé par un tohu-bohu digne d’un troupeau de buffles lancés au grand galop.
Les plus cons, puisqu’il faut bien établir une hiérarchie, arpentent régulièrement, et toujours après 23 heures, l’escalier extérieur, à grands coups de talons vraisemblablement ferrés, faisant ainsi profiter tout l’immeuble de leur démarche de pachyderme et de leurs horaires décalés.
Il y a quelques temps, vers 1h du matin, à bout de patience, j’ai hurlé quelques insanités, ce qui a eu pour effet de rendre la montée des dernières marches presque silencieuse, comme quoi, quand ils veulent, ils peuvent : même le con peut apprendre. (J’ai appris depuis qu’il n’a par contre aucune mémoire)
Pour ce type de problème, le législateur français a, comme toujours, tout prévu, grâce à un arsenal aussi pléthorique qu’inapplicable dans ces circonstances.
Il me reste donc à prier pour décrocher le graal du demandeur d’emploi, un contrat suffisamment long, afin de pourvoir au plus tôt m’échapper de cet asile.
Evidemment, le con, c’est toujours l’autre, puisque on ne juge qu’avec ses propres conceptions et capacités, et qu’on se trouve toujours suffisamment intelligent, ouvert et cultivé.
Revenons à mes voisins. S’ils sont cons, c’est qu’ils sont bruyants (appréciez la bonne foi de ce raccourci) : l’absence totale chez eux du moindre soupçon d’empathie, de l’idée saugrenue que puissent exister des êtres pensants et doués du sens de l’audition appelés « voisins » qui puissent pâtir de leur comportement ne laisse aucun doute à ce sujet.
Non qu’ils écoutent à tue-tête de la musique qui m’indispose, c’est plutôt du côté de leurs curieuses habitudes de vie qu’il faut chercher.
Ils passent leur journée, de 7h (parfois plus tôt), à minuit (souvent plus tard), à déplacer leurs meubles et frapper joyeusement les murs, sols et plafonds de leurs logements, ou peut-être jouent-ils au bowling, au curling, ou pratiquent-ils la lutte en équipe de 25 ou le saut à ski : je n’en sais rien et je m’en fous.
Il en résulte un bruit de fond quasi-constant, rappelant des passages de train, de poids lourds ou des bombardements, et l’impossibilité de s’endormir à des heures normales, à moins d’apprécier d’être bercé par un tohu-bohu digne d’un troupeau de buffles lancés au grand galop.
Les plus cons, puisqu’il faut bien établir une hiérarchie, arpentent régulièrement, et toujours après 23 heures, l’escalier extérieur, à grands coups de talons vraisemblablement ferrés, faisant ainsi profiter tout l’immeuble de leur démarche de pachyderme et de leurs horaires décalés.
Il y a quelques temps, vers 1h du matin, à bout de patience, j’ai hurlé quelques insanités, ce qui a eu pour effet de rendre la montée des dernières marches presque silencieuse, comme quoi, quand ils veulent, ils peuvent : même le con peut apprendre. (J’ai appris depuis qu’il n’a par contre aucune mémoire)
Pour ce type de problème, le législateur français a, comme toujours, tout prévu, grâce à un arsenal aussi pléthorique qu’inapplicable dans ces circonstances.
Il me reste donc à prier pour décrocher le graal du demandeur d’emploi, un contrat suffisamment long, afin de pourvoir au plus tôt m’échapper de cet asile.
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