Reprise des hostilités

Publié le par demandeur d'emploi

La cooptation étant à la mode, j'ai repris mes recherches d'emploi par ce biais.

Bien mal m'en a pris ! Alors même que l'habitude est de ne procéder qu'à des entretiens de validation de la candidature proposée par un collaborateur de la société, j'ai eu droit au grand jeu : deux entretiens (et 3 interlocuteurs).

Le premier s'est déroulé comme il se doit avec les « RH », en prime un test, passablement commenté, et d'emblée, des cris d'orfraie à cause de mes prétentions « démesurées ». Honte à moi de demander un salaire digne de 10 ans d'expérience alors que j'en ai 15 (1), tout en précisant qu'on pouvait le négocier.

Le second se voulait plus technique, mais n'a été qu'une suite de critiques à peine voilées, semble-t-il destinées à me faire revoir à la bais(s)e mes prétentions salariales.
La plus imbécile des remarques, signe d'une rare compétence et d'une étonnante ouverture d'esprit, a été de me demander si mon diplôme était un « vrai » diplôme.

Il s'en est fallu de peu que je réponde par un élégant : « bien sur que non, connard, c'est une formation bidon, et chacun gagne, grâce à la pochette surprise offerte à la fin, un pseudo diplôme après 3 ans de vacances ».
Mais ma diplomatie m'a fait opter pour un soupçon de pédagogie quant à la reconnaissance des formations en France, totalement inutile, les jeux étaient déjà faits. Et dès ce matin, un mail standardisé me prévenait de l'absence de suite donnée à ma candidature.

Si même par la cooptation, et en pleine période de « pénurie », je n'arrive pas à trouver un travail, il est grand temps que je change de planète, en souhaitant que ce simulacre de recrutement ne porte pas préjudice à celui qui avait transmis mon CV.

(1) Après vérification, je n'ai demandé que 10% de plus qu'un candidat embauché récemment avec 7 ans d'expérience, et moyennement efficace d'après ce qu'on m'a dit.
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Publié dans humeur

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