Petites et grandes écoles
De nombreuses offres d’emploi précisent « ingénieur grande école ». Il s’agit d’une méconnaissance de la formation d’ingénieur, étonnante de la part de recruteurs supposés compétents en RH.
En effet, si l’on en croit la conférence des grandes écoles (http://cge.asso.fr/), toute école délivrant un diplôme d’ingénieur reconnu par la commission des titres peut devenir membre, et donc faire partie des « grandes écoles » (il y en a 226 à ce jour).
La réalité est qu’on ne cherche à recruter que des ingénieurs d’écoles « prestigieuses » plutôt que grandes (puisque par définition elles le sont toutes), souvent pour mieux se plier aux demandes des employeurs, dont certains semblent penser que seules quelques écoles méritent leur considération.
C’est oublier que la fait d’avoir réussi un concours à 20 ans (quelle que soit sa difficulté) n’implique en rien qu’on soit plus apte à évoluer en entreprise (avoir raté le concours ou ne pas l’avoir passé n’implique rien non plus), surtout après une ou plusieurs décennies de vie active.
Vous l’aurez compris, je prêche pour ma chapelle, puisque je suis diplômé d’une « petite » grande école, et que je ris beaucoup quand au cours d’un entretien, mon interlocuteur, quinquagénaire, me rappelle qu’il a fait une « grande école ».
Ben mon vieux, si après 30 ans de carrière ta seule fierté est d’avoir réussi un concours à 20 ans, on va avoir du mal à travailler ensemble.
De toutes façons, je ne serai pas embauché pour cause de petite école.
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