Lecture de la semaine : Le Papalagui
Les paroles de Touiavii chef de la tribu de Tiavéa dans les îles Samoa, recueillies par Erich Scheurmann, texte traduit de l’allemand à partir de l’édition originale de 1920 par Dominique Roudière
« Papalagui » désigne en samoan le Blanc, l’étranger, littéralement le pourfendeur du ciel. Le premier missionnaire blanc qui débarqua à Samoa arriva sur un voilier. Les aborigènes prirent de loin les voiles blanches pour un trou dans le ciel, à travers lequel le blanc venait à eux. Il traversait le ciel.
L’œil avisé de Touiavii a observé les travers de l’homme « moderne », et bien que ses propos aient été recueillis au début du 20ième siècle, beaucoup sont toujours d’actualité.
En particulier les chapitres « le Papalagui devient pauvre à cause du grand nombre de choses », « le Papalagui n’a pas le temps », ou « la maladie de penser sans cesse ».
Un regard sur notre société toujours d’actualité : « et régulièrement il remet à demain ce qu’il a le temps de faire aujourd’hui », « il fait beaucoup de choses qui n’ont pas de sens et le rendent malade, pourtant il les estime et se chante de belles chansons dessus », « le Papalagui a inventé un objet qui compte le temps ; depuis, il court sans cesse derrière ».
Bonne lecture.
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