Pois(s)on d'avril
Si j'en crois le sénat, et je n'ai pas de raison de le mettre en doute, le taux de chômage correspondant au plein emploi est, en France, de 3,5% (1).
Mais les experts des SSII sont là pour, comme c'est souvent le cas, arriver à des conclusions autrement plus alléchantes.
D'après certains (2), le taux de chômage dans l'informatique était, en France et en 2007, de 1,8% (c'est à dire un taux de chômage parfaitement illusoire, et impossible à mesurer, à cause du chômage dit « frictionnel »)
Les perspectives d'embauche seraient, toujours d'après ces experts, au beau fixe pour les années à venir, je ne devrais donc pas avoir à m'inquiéter. Il doit en effet y avoir 15000 à 20000 créations de postes en 2008, ceci pour 50 000 recrutements (cherchez l'erreur). Pour l'observatoire des métiers de l'informatique et des technologies de Microsoft, on devrait même trouver 207000 postes à pourvoir d'ici 2015...
Les entreprises interrogées répondent toutes qu'elles ont des difficultés à recruter. Je dois donc à nouveau répéter pourquoi elles ont du mal à recruter : salaires au plus bas, mépris pour les personnes expérimentées, course au diplôme.
Cette tendance est encore plus marquée avec les cabinets de recrutement, où j'ai eu plusieurs fois l'occasion de rencontrer des débutants à peine sortis de l'école, capables du haut de leur inexpérience (incompétence ?) de critiquer un CV auquel ils ne comprenaient rien.
Mais si un taux de chômage aussi bas que virtuel m'a permis de trouver un travail tout ce qu'il y a de plus précaire après seulement 12 mois de recherche, il me faudra certainement attendre un taux de chômage nul, voire négatif, pour espérer choisir mon futur employeur.
(1) http://www.senat.fr/rap/r00-345/r00-3452.html
(2) La tribune du 28/03/08
Mais les experts des SSII sont là pour, comme c'est souvent le cas, arriver à des conclusions autrement plus alléchantes.
D'après certains (2), le taux de chômage dans l'informatique était, en France et en 2007, de 1,8% (c'est à dire un taux de chômage parfaitement illusoire, et impossible à mesurer, à cause du chômage dit « frictionnel »)
Les perspectives d'embauche seraient, toujours d'après ces experts, au beau fixe pour les années à venir, je ne devrais donc pas avoir à m'inquiéter. Il doit en effet y avoir 15000 à 20000 créations de postes en 2008, ceci pour 50 000 recrutements (cherchez l'erreur). Pour l'observatoire des métiers de l'informatique et des technologies de Microsoft, on devrait même trouver 207000 postes à pourvoir d'ici 2015...
Les entreprises interrogées répondent toutes qu'elles ont des difficultés à recruter. Je dois donc à nouveau répéter pourquoi elles ont du mal à recruter : salaires au plus bas, mépris pour les personnes expérimentées, course au diplôme.
Cette tendance est encore plus marquée avec les cabinets de recrutement, où j'ai eu plusieurs fois l'occasion de rencontrer des débutants à peine sortis de l'école, capables du haut de leur inexpérience (incompétence ?) de critiquer un CV auquel ils ne comprenaient rien.
Mais si un taux de chômage aussi bas que virtuel m'a permis de trouver un travail tout ce qu'il y a de plus précaire après seulement 12 mois de recherche, il me faudra certainement attendre un taux de chômage nul, voire négatif, pour espérer choisir mon futur employeur.
(1) http://www.senat.fr/rap/r00-345/r00-3452.html
(2) La tribune du 28/03/08
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