Un moment au cabinet (de recrutement)
Un cabinet (le nom lui va comme un gant) de recrutement m’a récemment contacté.
Mon CV étant, semble-t-il « en adéquation avec d’éventuelles opportunités » (il s’agit en fait d’une recherche effectuée par mot-clé sur une base de données, si vous voulez être contacté, ajoutez ‘SAP’, ‘ABAP’ ou ‘cobol’ n’importe où dans votre CV : ça marche !). Rendez-vous est donc pris.
Après 1h45 de trajet pour 13 kilomètres, grâce aux éminents aménagements rendant la vie des automobilistes impossible, j’arrive enfin.
Je suis reçu, comme il se doit, avec retard : c’est leur façon de se donner de l’importance. Genre « misérable, malgré mon emploi du temps surchargé, je daigne gâcher quelques minutes pour te donner l’impression d’exister ». Il se trouve que moi, ça me les brise (mes illusions, bien entendu).
Mon interlocuteur a 15 ans de moins que moi, mais déjà les habitudes du métier, consistant essentiellement à dénigrer l’expérience, insister sur l’âge pour finalement réduire les prétentions à un salaire de débutant.
Le sempiternel « on vous rappellera » m’a soulagé, puisqu’en bon français, ça se dit « adieu et bon vent vieille branche ! ».
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